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INFOS GĂ©NĂ©RALES
Licenciement des trois cadres soupçonnés d’espionnage
Lettre ouverte Ă  M. Carlos Ghosn
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01-03-2011

 

Monsieur le Président,

 

Le 11 janvier 2011 nous avons accompagné les cadres soupçonnés d’espionnage lors de l’entretien préalable au licenciement que vous avez prononcé depuis.

 

Depuis de nombreuses années, grâce à l’action syndicale, la charge de la preuve de la faute invoquée pour le licenciement incombe à l’employeur.

 

Au cours des entretiens, les représentants de la direction ont présenté oralement les motifs qui étaient la cause des licenciements envisagés, mais ils n’ont apporté aucune preuve matérielle, se contentant d’affirmer qu’un ensemble d’éléments convergents étaient à leur disposition et seraient communiqués à la justice dans de brefs délais.

 

De leur côté, les cadres mis en cause ont clamé leur innocence et n’ont bien entendu fournit aucun élément sur des faits qu’ils affirment n’avoir pas commis. Et ils ont fait appel à la justice pour les innocenter.

 

La mĂ©diatisation inhabituelle pour traiter de sanctions de dĂ©faillances individuelles, ne pouvait que renforcer la crĂ©dibilitĂ© que nous accordions  Ă  ces affirmations et il n’entrait pas dans notre rĂ´le et dans nos compĂ©tences d’en vĂ©rifier l’authenticitĂ©.

 

C’est pourquoi dans un communiqué de presse commun nous avions indiqué que : « les deux organisations syndicales sollicitées dans cette affaire par les salariés, se garderont, dans le respect de la présomption d’innocence, de tout commentaire public sur ce dossier durant toute la durée de la procédure judicaire ».

 

Cependant nous avions bien précisé que : « la CFDT et la CFE-CGC comptent activer tous les leviers en interne pour interpeller la Direction de Renault afin de faire la lumière sur cette affaire en terme de conséquences qui pourraient porter préjudice aux intérêts de l'entreprise, et par là-même à l'ensemble du personnel".

 

Pour la CFDT, force est de constater que plus de deux mois après les entretiens préalables, les éléments de preuves « multiples et convergents » qui devaient prouver la réalité des motifs de licenciement invoqués tardent à être présentés. Au contraire, tous les éléments dont la presse se fait écho sèment le trouble sur les accusations initiales et les méthodes utilisées par la direction de Renault.

 

Ainsi, la CFDT demande à la Direction que toute la lumière soit faite sur les éléments juridiques en sa possession.

 

Soit la Direction de Renault a la preuve de la culpabilité et l’apporte, soit les accusés sont présumés innocents et traités comme tels.

 

En conclusion, soit la Direction de Renault a traité l’affaire avec lucidité et discernement, soit les responsables des ratages devront en tirer toutes les conséquences.

(id3216)